Avortement sécurisé au Burkina : La nécessité de connaitre et vulgariser les lois en la matière

Ceci est un récit de vie raconté par une sage-femme.

Une jeune dame qui saignait abondement est venue à l’hôpital nous voir avec un jeune homme qui l’accompagnait. Elle était presque inconsciente. Nous avons fait rapidement les ordonnances et le jeune homme est allé pour chercher les produits ; mais à son retour, la dame était décédée par suite d’hémorragie.

Mais ça n’a pas été facile parce que le monsieur était dans tous ses états, expliquant que la situation était très grave, car il était le frère de cette fille et la famille n’était pas informée de ce qui se passe. Il nous raconte en larmes l’histoire de sa jeune sœur, qui selon lui n’a eu d’autres choix que celle-là !

En réalité, sa sœur âgée de 18 ans a été victime d’un viol alors qu’elle était allée étudier sous les arbres non loin de son école. Elle lui en a parlé, mais par peur des représailles des parents, elle a décidé de garder cela pour elle. C’est bien plus tard qu’elle s’est rendue compte de son état de grossesse alors qu’elle était en classe d’examen.

Comme elle ne voulait toujours pas en parler, sa sœur a décidé avec l’aide de sa camarade d’aller voir une dame réputée pour ces cas. C’est en soirée qu’elles lui ont fait appel et il a trouvé sa sœur dans cette situation et la dame en question introuvable.

Une triste histoire qui vient nous rappeler la nécessité de connaitre et vulgariser nos lois en la matière. Cette jeune fille ne savait surement pas que son cas s’il était signalé, lui accordait le droit à un avortement sécurisé si elle le souhaitait.

Les interruptions non sécurisées de grossesse font toujours des dégâts

Ceci est un récit de vie raconté par une sage-femme.

« Dans notre centre de santé, nous avons reçu il y a quelques temps, une dame quand même assez âgée puisqu’elle avait quatre (4) enfants, qui est venue nous voir car son enfant n’avait pas plus de six (6) mois et elle est retombée malheureusement enceinte.

En réalité, cette dame qui avait l’habitude d’utiliser des contraceptifs n’a pas pu s’approvisionner au bon moment. Paniquée par l’idée d’avoir un nouveau bébé alors qu’elle a déjà un nourrisson de 6 mois, elle a décidé de commun accord avec son mari de mettre un terme à la grossesse.

C’est ainsi qu’ils se sont retrouvés chez un homme réputé en la matière dans un quartier périphérique de la capitale. Ce dernier, après les avoir reçus, s’est occupé de la dame en introduisant des choses dont ils ignorent la contenance dans son vagin avant de les laisser partir. Et cela, contre la modique somme de 75.000F CFA selon les dires du mari.

C’est une fois chez eux que les choses ont dégénéré et son mari nous l’a amenée dans un très vilain état : elle saignait abondamment. Malheureusement chez elle ça n’a pas marché. Elle est décédée et laissant les quatre (4) enfants.

Cette jeune dame n’avait que 28 ans ! Les interruptions non sécurisées de grossesse font toujours des dégâts. Mobilisons-nous contre ces pratiques qui endeuillent de plus en plus ».

Après deux ans sous l’eau, un data center de Microsoft ramené à la surface sans encombre

Le data center de Microsoft plongé dans les eaux écossaises depuis deux ans a été repêché. Les conclusions sont fructueuses, selon le géant des technologies.

Le lundi 14 septembre 2020, Microsoft a annoncé le succès de son projet Natick, son data center aquatique. Au total, 27,6 pétaoctets répartis dans 864 serveurs ont été plongés à environ 36 mètres de profondeur. Après deux ans sous l’eau, le data center de Microsoft a été ramené à la surface.

Immergé dans les eaux de l’archipel écossais des Orcades le 5 juin 2018, l’objectif principal de ce projet est la réduction de l’empreinte carbone des data centers. « Un succès », selon Microsoft. La zone choisie est entièrement alimentée par des énergies renouvelables, principalement du solaire et de l’éolien, mais aussi par des technologies du Centre européen de l’énergie marine, encore en cours d’expérimentation.

Le matériel n’a pas été détérioré et a fonctionné sans encombre, selon Microsoft. Sur les 864 serveurs, seulement 8 ont été retrouvés défectueux. A écouter le directeur du projet, Ben Cutler, le taux de défaillance est huit fois moins élevé que pour les centres de données traditionnels.

« Nous avons été impressionnés par sa propreté »

L’explication vient de la pressurisation de la capsule qui bannit l’oxygène au profit de l’azote. Ce gaz étant moins corrosif que l’oxygène, les éléments électroniques sont mieux protégés du passage du temps. Les data centers peuvent être abîmés par l’humidité, les variations de température et l’oxygène.

Paradoxalement, selon les chercheurs, sous l’eau, le datacenter est parfaitement étanche, la température plus régulière, et l’eau de mer sert de liquide de refroidissement. « Nous avons été impressionnés par sa propreté », a déclaré Spencer Fowers, membre de l’équipe technique. Toutefois, étant donné que la maintenance à 35 mètres sous le niveau de la mer est quelque peu compliquée, le taux de dégradation reste élevé.

Par ailleurs, l’impact sur les écosystèmes marins inquiète plus d’un. Un oubli qui préoccupe l’écologiste de l’Université de Portsmouth, Gordon Watson, qui confie au média « Verdict » : « Si les data centers en mer présentent des avantages considérables pour des entreprises telles que Microsoft, les effets de toute structure placée dans l’environnement marin, en particulier celle qui génère localement une chaleur importante, devraient être étudiés ».

Victime d’un viol et tombée enceinte, elle décède en tentant un avortement non sécurisé

Ceci est un récit de vie relaté par une sage-femme.

Une jeune dame qui saignait abondement est venue à l’hôpital nous voir avec un jeune homme qui l’accompagnait. Elle était presque inconsciente.

Nous avons fait rapidement les ordonnances et le jeune homme est allé pour chercher les produits ; mais à son retour, la dame était décédée par suite d’hémorragie. Mais ça n’a pas été facile parce que le monsieur était dans tous ses états, expliquant que la situation était très grave, car il était le frère de cette fille et la famille n’était pas informée de ce qui se passe.

Il nous raconte en larmes l’histoire de sa jeune sœur, qui selon lui n’a eu d’autre choix que celle-là ! En réalité, sa sœur âgée de 18 ans a été victime d’un viol alors qu’elle était allée étudiée sous les arbres non loin de son école.

Elle lui en a parlé, mais par peur des représailles des parents, elle a décidé de garder cela pour elle. C’est bien plus tard qu’elle s’est rendue compte de son état de grossesse alors qu’elle était en classe d’examen. Comme elle ne voulait toujours pas en parler, sa sœur a décidé avec l’aide de sa camarade d’aller voir une dame réputée pour ces cas.

C’est en soirée qu’elles lui ont fait appel et il a trouvé sa sœur dans cette situation et la dame en question introuvable. Une triste histoire qui vient nous rappeler la nécessité de connaitre et vulgariser nos lois en la matière. Cette jeune fille ne savait surement pas que son cas, s’il était signalé, lui accordait le droit à un avortement sécurisé si elle le souhaitait.

Quand une relation incestueuse se solde par une grossesse non désirée !

Ceci est un récit de vie à nous confiée par une sage-femme.

Une fille victime d’une relation incestueuse qui s’est soldée par une grossesse, s’est présentée avec de maux de bas-ventre, et lors de la consultation, en introduisant le spéculum en elle, nous avons constaté quelque chose de brillant dans son vagin.

Cela signifiait la présence d’un gros corps étranger dans le vagin de cette jeune fille, donc qu’elle y a introduit un objet. Interrogée, la fille a affirmé qu’après son retard de règle, elle est allée voir quelqu’un pour avoir de l’aide, que mais elle n’a rien introduit d’elle-même. A la question de savoir comment ça s’est passé, la jeune fille dit que cette personne l’a mise dans une chambre et lui a dit que si ça commence à saigner, qu’elle n’a qu’à se rendre dans un centre de santé.

D’où sa présence dans notre centre de santé. Donc nous avons décidé d’enlever cette chose qui était en elle. Le corps étranger était tellement adhérant, mais nous avons quand même pu l’enlever et c’était le bout rond d’une bouteille. Et effectivement, ça l’avait avortée. La jeune fille s’est mise à pleurer quand elle a vu ce que c’était, car selon elle, elle ignorait ce qu’ils ont introduit en elle.

C’est vrai qu’elle est partie pour un besoin d’avorter, mais elle ne savait pas ce qu’ils ont mis dans son vagin. Nous l’avons soigné et revue pendant un certain temps et nous avons fini par nous fréquenter. Et 2 à 3 ans plus tard, elle voulait avoir un enfant, mais n’arrivait pas à tomber enceinte et que ses règles venaient en toutes petites quantités.

Nous l’avons de nouveau réexaminé, et là, nous avons constaté que dans la partie où le bout de la bouteille était mis, le col était pratiquement fermé avec un tout petit trou par ou les règles coulaient. Nous l’avons envoyé faire un examen, et les médecins n’arrivaient pas à faire l’examen car le col n’existait presque plus.

Il a donc fallu qu’on l’a recommande à un gynécologue et elle a été admise au bloc opératoire ; ils ont dû racler, et essayer de faire un nouveau col pour qu’elle puisse avoir un col qui permet aux règles de couler normalement. Mais jusque-là je vous avoue qu’elle n’a toujours pas eu d’enfant.

%d blogueurs aiment cette page :