Hacking de téléphones : Google également sollicité

Selon des données fournies par l’American Civil Liberties Union (ACLU), les autorités fédérales ont demandé assistance à Apple et Google à 63 reprises depuis 2008, en invoquant le fameux All Writs Act de 1789. 10% de ces demandes concernent des systèmes Android. Parallèlement, on apprend que le FBI va aider la justice de l’Arkansas à débloquer un iPhone dans une affaire de meurtre.

L’ACLU a publié hier soir une carte recensant les demandes d’assistance par le FBI auprès d’Apple et de Google. Il en ressort que l’affaire de San Bernardino n’est assurément pas une première puisque plus de 60 demandes similaires ont été faites durant ces dernières années. Les données publiées sont accessibles à cette adresse.

Dans la majorité des cas, il s’agit d’affaires criminelles : meurtres et trafic de stupéfiants. L’ACLU souligne que si le FBI affirme que l’emploi du All Writs Act pour justifier les demandes s’applique dans des cas exceptionnels, le fait qu’il y ait plus de 60 cas de ce type montre qu’il s’agit plutôt d’une procédure relativement ordinaire.

Nouvelle bagarre en vue

Simultanément, on apprend que le FBI va assister la justice de l’Arkansas dans une affaire de meurtre en proposant d’accéder aux données d’un iPhone 6 et d’un iPod. Pour le moment, on ne sait pas si le FBI va employer la même méthode que celle qui lui aurait permis d’accéder aux données de l’iPhone 5c de Syed Farook avec l’assistance d’une société tierce. En effet, l’iPhone 6 contient des éléments de sécurité plus sophistiqués que le 5c, notamment le « secure element » embarqué sur le processeur A8.

Pour le moment, le FBI a indiqué qu’il n’avait pas l’intention de communiquer sur la manière dont il était parvenu à récupérer les données de l’iPhone 5c et possiblement de l’iPhone 6 dans cette affaire. Un responsable du FBI s’est confié au Los Angeles Times en indiquant que si la vulnérabilité est découverte par Apple, elle sera immédiatement patchée.

Se pose cependant la question de savoir si le FBI n’est pas tenu par la loi de communiquer les détails de cette vulnérabilité (s’il s’agit bien d’une faille dans le système iOS) dans le cadre du Vunerabilities Equities Process, comme le souligne l’Electronic Frontier Foundation. Selon toute vraisemblance, il se profile donc une nouvelle bataille juridique.

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