INVENTION TECH : ZOOM SUR UN CRÉATEUR DE FEUX TRICOLORES SOLAIRES À OUAGA

Il s’appelle Kushiator Newlove Kwaku dit Providence. Il est le directeur général du Bureau de recherche et de transfert de technologie (BRTT) créé en 2009 et installé au quartier Tanghin de Ouagadougou. Kushiator travaille seul mais fait recours très souvent à d’autres personnes notamment des soudeurs. Au cours d’un entretien accordé à Burkina24, Providence donne des détails sur son ambition d’exploiter toutes les ressources naturelles aussi minimes soient-elles.

Kushiator Newlove Kwaku est né au Ghana. Il dit arriver au Burkina vers 1992 et travaille sur les énergies renouvelables depuis 2004.

« Dans toute l’Afrique, on est le seul bureau qui fait ce travail. Je collabore un peu avec des Français, des Américains et des Chinois, sur les mêmes types de recherches mais en particulier pour pallier au manque de pétrole », nous a-t-il confié dès l’entame de l’entretien.

Il dit développer de multiples systèmes dans des domaines comme l’irrigation massive, la protection des eaux, la construction de réservoirs souterrains ou de surface, etc. dans le cadre de la technologie moderne adaptée à l’Afrique particulièrement au Burkina.

Parce que selon lui, il existe des systèmes de modèles d’appareillages européens qui ne sont pas forcément adaptés à l’Afrique. A la découverte donc des trois produits phares développés par Kushiator Newlove Kwaku.

Les feux tricolores solaires et sans composant électronique

Kushiator Newlove Kwaku dit Providence dans son bureau BRTT © Burkina24

Kushiator dit vouloir que les Burkinabè puissent voir la circulation régulée même en cas de délestage. C’est pourquoi il développe des feux tricolores solaires indépendants des réseaux électriques.

« Efficaces et résistants », il indique que le boitier électronique de ces feux a été remplacé par un boitier d’interrupteur électrique automatisé.

La pompe éolienne à multi utilisations

Aperçu d'une Pompe éolienne (pour forage)

Pour apporter sa pierre à l’édifice d’une sécurité alimentaire durable au Burkina et pour résoudre le problème de la pluviométrie lié au changement climatique, Providence met en œuvre une pompe.

La pompe éolienne à multi utilisations permet, aux dires de son développeur, « de pomper de l’eau en grande quantité des forages, des puits, des barrages, des rivières et des marigots, pour faire de l’irrigation massive sans utiliser du carburant ni d’électricité, mais plutôt la force du vent, même les plus faibles ».

Il rassure que cette pompe « peut fonctionner au minimum pendant 10 ans sans entretien et sans panne. Elle est équipée d’un disque éolien extrêmement sensible qui tourne à des vents de cinq kilomètres heure actionnant la pompe ».

La machine à pluie

Aperçu d'une Machine à pluie

Cette machine, selon le « technologue », peut irriguer plus d’un million d’hectares de champ agricole en 62,8 minutes, en économisant l’énergie, l’eau et le temps. Pour irriguer plusieurs hectares de champ à la fois, il installe les machines à pluie en série. Il précise que 1.000 machines à pluie installées peuvent irriguer 1.000 hectares de champ en déversant 20 millions 400 mille litres d’eau en 62,8 minutes.

A l’en croire, la machine peut servir à dépanner les champs en cas de sécheresse ou d’arrêt précoce des pluies. Toujours selon Providence, on peut utiliser la machine pour irriguer soit par téléphone portable (en insérant une puce et en composant des numéros), soit envoyer un message d’ordre à la machine, soit la programmer ou installer des détecteurs d’humidité dans les champs (pour une irrigation automatique).

Besoin de financement…

Kushiator révèle en tout cas y gagner son pain. Il vend la pompe éolienne entre 500.000 FCFA et 700.000 FCFA. Pour le moment, il nous a fait savoir que les prix des feux tricolores solaires et de la machine à pluie ne sont pas encore fixés, car leur perfectionnement n’a pas été bouclé. Ce qui est sûr, assure-t-il, les feux tricolores solaires sont beaucoup moins chers par rapport aux feux ordinaires.

« Pour le moment, je n’ai pas de bailleur de fonds. On n’a pas de partenaire financier en tant que tel, mais je travaille surtout avec des entreprises privées. Je profite appeler les personnes de bonne volonté à soutenir le Bureau car c’est toute l’Afrique qui gagne », lance-t-il.

Un lieu d’apprentissage pas comme les autres … 

Kushiator dit avoir « suivi ses études de quatre ans à l’université polytechnique de Haute Technologie Universelle du Tic sur une planète appelée Triolà, jamais révélée par la NASA, habitée par des hommes et des femmes comme nous et située à 600 milliards de kilomètres de la planète Terre ».

Il dit également avoir « été formé par des extraterrestres » et serait en train de rédiger un livre dans lequel il présentera la planète Triolà, ses infrastructures, ses habitants, ses technologies, sa capitale et son président.

Entretien réalisé par Noufou KINDO

Burkina24

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