BURKINA : DES OSC DEMANDENT UNE CLARIFICATION DU STATUT DE BLAISE COMPAORÉ

Des membres de la Coordination d’organisations de la société civile, représentant environ 40 OSC, étaient face aux Hommes de médias, ce jeudi 12 mars 2015 au Centre national de presse Norbert Zongo à Ouagadougou. Ils disent vouloir rendre compte de leurs activités entamées depuis un certain temps notamment leur visite récente au Président de la Transition, Michel Kafando.

Le mardi 10 mars 2015, le Président du Faso, Michel Kafando a reçu en audience, une Coordination représentant environ 40 OSC au Palais présidentiel de Kossyam.

Six principales préoccupations ont été soumises par le comité exécutif de cette coordination au Président de la Transition.

Au sortir de l’audience qui a duré à peu près 1 heure 30 minutes, Me Hervé Kam et ses confrères disent avoir reçu une « oreille attentive » de la part du Chef de l’Etat.

Les préoccupations des OSC membres de la Coordination ont porté sur six points.

Sur la démilitarisation de la politique. Les OSC demandent la fin de la politisation de l’armée par le retrait définitif des militaires de la scène politique, la dissolution pure et simple du RSP et la clarification du statut du général Gilbert Diendéré.

De l’impunité des crimes politiques. La société civile a rappelé que l’ex-majorité et ses alliés, en s’engageant dans la révision de la clause limitative du nombre de mandat présidentiel, ont commis le crime le plus grave dont un attentat à la Constitution et doivent répondre devant la justice avant de pouvoir prendre part à nouveau à des compétitions électorales.

Elle exige, entre autres, que Paramanga Ernest Yonli soit relevé de ses fonctions de Président du Conseil économique et social (CES) conformément à la Charte de la transition pour avoir soutenu ouvertement la modification de l’article 37.

Les OSC demandent également l’annulation des nominations des personnes ayant participé au dernier Conseil des ministres du régime Compaoré tenu le 21 octobre 2014.

Des dossiers de crimes de sang et de crimes économiques. La société civile demande un traitement diligent de tous les dossiers pendants (qu’elle appelle Opération Casiers Vides) et de tous les autres dossiers non encore transmis à la justice (Opération Mains Propres).

De l’hommage aux martyrs de l’insurrection populaire. Les OSC disent constater que la commémoration de ces martyrs n’est pas toujours effective alors qu’elle avait été annoncée comme une priorité. Elles demandent de ce fait, l’organisation de cette cérémonie hommage le plus rapidement possible et pensent que la justice pour les martyrs est indispensable et constitue un préalable à la réconciliation nationale.

La société civile n’a pas manqué de réclamer aussi la prise en charge des ayants droits des victimes qui doit être mise en œuvre comme une condition essentielle de l’apaisement des cœurs.

De la clarification du statut de Blaise Compaoré. Hervé Kam, Rassablga Seydou Ouédraogo et leurs collègues disent constater un activisme politique du Président déchu à travers des rencontres avec les dirigeants du CDP notamment Léonce Koné mais également une caravane de jeunes du CDP pour lui rendre visite en Côte d’Ivoire, etc.

La société civile exige par conséquent, une clarification du statut de Blaise Compaoré dont l’activisme politique à partir d’un Etat étranger constitue, pour elle, une violation des relations amicales entre Etats.

De l’insécurité des militants et des menaces faites aux leaders de la société civile. La quarantaine d’OSC exige de l’Etat, des mesures hardies pour la sécurité de tous, en particulier des militants et leaders de la société civile et des partis politiques, objet de menaces graves ainsi que la poursuite et la sanction de ces menaces.

Rappelons que cette Coordination est composée d’environ 40 OSC dont le Balai citoyen, Collectif anti Référendum (CAR), Front de résistance citoyenne (FRC), Institut Free Afrik, Tocsin, mouvement en Rouge, AFRIKAMBA, mouvement Brassard noir, Réseau Barké, Terre à vie, Centre pour la gouvernance démocratique (CGD), APDC, Mouvement ça suffit, mouvement Je m’engage pour ma patrie.

Toutes ces OSC, aux dires de Me Hervé Kam du Balai citoyen, comptent « poursuivre leurs activités dans toutes les régions du Burkina afin de jouer pleinement leurs rôles de veille et de propositions pour réserver un avenir meilleur au « Pays des Hommes Intègres ».

Noufou KINDO

Burkina24

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